En arrivant à Koth, la première chose que nous avons faite a été d'aller rendre visite aux travailleurs migrants des briques. Justement ils viennent d'arriver d'Utah Pradesh ces jours-ci et sont en pleine installation de leurs campements.

Je suis toujours aussi effarée par leurs conditions de vie...

Les enfants des briques de Koth
Les enfants des briques de Koth

Les moineaux effarouchés que nous avions découverts il y a 3 ans ont grandi. La présence régulière de Shaila et de celles qu'elle emploie pour faire l'école à ces enfants est visible. 

la petite fillede 6 ans à qui Shaila pince la joue est celle qui travaillait déjà il y a 2 ans pour aider ses parents !

la petite fillede 6 ans à qui Shaila pince la joue est celle qui travaillait déjà il y a 2 ans pour aider ses parents !

Les enfants des briques de Koth

Malheureusement, Codegaz n'a pas de financement pour ce projet et, comme les années précédentes, nous sommes amenés à faire appel à votre générosité pour pouvoir inscrire ce soutien dans la durée...

Pourtant il ne faut que peu d'euros pour être efficace là-bas.

 

Les conditions de travail de ces gens sont très difficiles. L'après-midi ils préparent l'argile en le mélangeant avec de la paille et du sel , si j'ai bien compris. Ils se lèvent entre 2 et 4h du matin pour faire les briques, jusqu'à ce que le soleil rende tout travail trop difficile. En ce moment c'est l'hiver, moment le plus favorable : il fait entre 32° et 34° dans la journée...

Les enfants des briques de Koth

Les briques crues sont vérifiées par l'employeur et sont triées. Les recalées sont aussi payées, mais moins cher...

Les enfants des briques de Koth

Quand suffisamment de briques sont prêtes, ils organisent une cuisson dans les fours. Et l'on voit alors ces gigantesques cheminées se mettre à fumer.

Les enfants des briques de Koth

Chaque famille a sa ligne d'exploitation dédiée, ce qui permet l'évaluation du travail.

Les enfants travaillent avec eux pour des petites tâches comme retourner les briques qui sèchent au soleil, c'est eux qui préparent les repas pendant que les parents triment dans la gadoue.

 

Les parents consentent à ce qu'ils aillent à l'école sur place, mais c'est difficile pour eux de renoncer à quelques roupies, vitales pour eux et leurs enfants. De toutes façons, ils ne pourraient pas les envoyer à l'école du village où l'enseignement est en gujarati alors qu'ils parlent l'hindi...

Mais ils ont compris que si leurs enfants arrivent à lire et à compter, ainsi que quelques mots d'anglais, ceux-ci pourront les aider à mieux compter les briques faites et réclamer leur dû à l'employeur.

Le programme bâti par Shaila consiste en des cours d'alphabétisation le plus régulièrement possible (un enseignant rémunéré pour ça 2h tous les jours ouvrés et le Dimanche Shaila prend le relais) , des journées d'animation et de formation pour les enfants et pour les femmes (droits des enfants, droit des femmes, formation à l'hygiène, au droit du travail), dont les hommes profitent aussi et l'organisation de 2 ou 3 sorties culturelles.

Shaila nous dit que 80 000 Irps suffisent pour mener ce programme jusqu'à la fin de la saison de ces migrants, marquée par la mousson... Ce qui fait environ 1000 € à ce jour.

Si, alors que nous nous préparons tous à fêter Noël, nous réservons au moins 10 à 20 € chacun pour ces enfants, ce serait une bonne chose pour nous et vital pour eux. Par l'intermédiaire de Codegaz, il est possible de faire un don dédié qui ouvre droit à défiscalisation.

Pour faire une promesse de don, ou pour en savoir plus, merci de me joindre personnellement ou via entre.2.mondes@free.fr

Des nouvelles seront données régulièrement

Merci d'avance pour eux

Avujo !   

Les enfants des briques de Koth
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