Vendredi 31/10/08

Visite de Salaam Baalack Trust : tour de 2 h organisé par cette association pour sensibiliser les touristes à la vie de ces enfants, à l’action de cette association et récolter des fonds (charity business selon Eric Erblin qui a fait lui aussi ce tour). Voir leur site ici :

http://www.salaambaalaktrust.com/

Le principe est à peu près le même. Avec en plus un internat assez important. Le jeune homme qui nous a fait visiter les différents points d’accueil de la gare, Brijish Pandiy nous a raconté sa vie (un peu de flou dans ce récit cependant !) . D’enfant des rues du Bihar, après un passage à Ashalayam (trop de contraintes pour lui) il est maintenant en train de faire des études à l’« open university » (d’après nos amis indiens, c’est quelque chose qui ressemble un peu au CNED, nous allons tâcher d’en savoir plus) et il a été « volontaire » (statut à préciser : stagiaire ? ) 3 mois à SBT. Il est maintenant employé et fait donc les visites et s’occupe plus particulièrement de certains enfants.

Deux points qui m’ont un peu gênée dans cette organisation : le fait qu’un des locaux est situé au dessus du poste de police . Les policiers ont l’air d’utiliser ces enfants des rues comme indics et comme « démineurs » dans un contexte d’attentats fréquents en ce moment. D’autre part la séparation systématique des enfants de leurs parents (pour ceux qui en ont encore) pose question, ici comme en France.

 

Voilà l’état des lieux que nous avons pu faire lors de ces 3 jours à propos du projet enfants des rues de Delhi. Nous comptons aller voir le spectacle des enfants de Jamghat, prévu le 22/11 à Miranda, près de l’Université de Delhi. Nous tâcherons de faire une petite vidéo.

PS : puisque je peux lire mes mails, voilà ce que me dit Marie-France Calle :
"J'ai acheté une télé d'occasion aux gamins car ils ont beaucoup d'espoir dès qu'on vient les voir. Ils ne réalisent pas qu'il y a des processus administratifs à la clé. Ils attendaient du "tout-de-suite", alors pour 4.000 roupies, pourquoi pas ? Vous ne pouvez pas imaginer leur bonheur. Hier, lorsque je suis arrivée avec la télé, ceux qui étaient descendus pour aider à la transporter dansaient et applaudissaient dans la rue. C'était magique."
 

Retour à l'accueil