Samedi 22/03/09

Retour à Luvara où nous devons rencontrer Suresh, l'entrepreneur qui conduit le chantier ! Comme il est en retard, on nous balade un peu partout, jusqu'au bord de la mer où l'eau du drainage doit finalement arriver. Là nous avons une discussion passionnante avec Jatin sur nos motivations réciproques et sur le fait que c'est la première fois qu'il voit des occidentaux faire ce genre de truc. Il nous parle de ceux qui viennent prennent une femme indienne temporairement et s'en vont en la laissant, éventuellement avec enfant. Moment passionnant.



Les travaux sur la petite bicoque pour stocker le matériel et permettre la rénovation du matériel sont commencés : c'est un préalable au début de la rénovation de la pièce pour le dispensaire : le deuxième projet commence enfin.



Au moment de choisir la couleur des murs, Jatin Joshi nous suggère de prendre les couleurs de Codegaz.



Suresh paraît étonné quand nous lui demandons de mettre du carrelage sur le plan de travail autour du lavabo. Ce n'est pas dans les habitudes ici : les plans de travail sont plutôt en pierre ou en ciment. Mais pour un dispensaire, c'est quand même plus facile à tenir propre.

Puis nous recommençons les discussions de marchands de tapis autour du problème de l'eau... Il faut que finalement ce soit le sagpanch qui décide, mais il faut le convaincre que notre solution est la meilleure... Finalement il y a quelques petits ajustements de part et d'autre et il va convaincre les autres personnes du village que c'est lui qui a raison, que sa solution est la bonne.

Nous fournirons donc dans un premier temps 2 réservoirs aériens de 5000 litres, protégés du soleil et du vent par un abri et qui serviront à stocker l'eau potable actuellement livrée jusqu'à ce qu'une meilleure solution soit trouvée : l'adduction promise par le gouvernement (mais ça sera peut-être après les élections suivante) ou un système par osmose inverse conçu en partenariat avec l'ONG de Dow Chemical. Le dernier point a été les toilettes.

Nous avions proposé des toilettes pour le village et on nous avait répondu que ce n'était pas un besoin pour le village. Aussi nous avions pensé en mettre dans le dispensaire... Mais voilà qu'ils changent d'idée et nous demandent de réhabiliter les 2 toilettes publiques désaffectés !



Doit-on les laisser en libre accès ? Alors les malades ne pourraient en disposer commodément... Doit-on seulement les fermer à clef ? Mais les serrures risquent d'être rapidement hors service. On finit par dire qu'on va faire une séparation et qu'on va fermer avec un grillage, doublé d'un système le rendant opaque, pour que les malades puissent les utiliser tranquillement (et le sagpanch aussi, je suppose, vu leur place !)... Un jour ou l'autre il faudra penser à des toilettes publiques pour le village... C'était la journée poétique !!!

* Clochemerle

http://fr.wikipedia.org/wiki/Clochemerle

Retour à l'accueil