Dimanche nous avons visité la St Xavier High School

Cette école mixte va du Primaire au Lycée. Le principal actuel, un Jésuite, a ouvert les levels 11 et 12 (1° et Terminale) à son arrivée en 2007.

Il y a 920 élèves, dont 400 filles et un internat de garçons sur place (157 élèves) ; celui des filles (124 élèves) est accueilli dans les locaux du Collège privé voisin.

 

Les élèves sont à 80% d'origine tribale, hors caste ou basse caste. Ils viennent des villages tribaux des alentours et des semi-slums qui jouxtent le collège. Ils sont chrétiens, hindous et pour une petite part musulmans.

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Les bâtiments, assez anciens, sont dans un état assez problématique. Ils ont été bâtis sur un sol d'argile gonflante, ce qui entraine des problèmes de stabilité des bâtiments.

Pas de lits pour les internes, mais des matelas fins en coton qu'on roule dans la journée pour laisser la place à d'autres usages. Les internes disposent d'un casier personnel fermé à clef (ensemble assez délabré) pour mettre leurs affaires et d'un ou 2 porte-manteaux. La semaine ils portent l'uniforme.

La nourriture est composée du minimum classique en Inde : pour des grands gaillards de lycée, le repas du soir se composait de 3 à 4 chapatis, d'un curry de légumes ou de lentilles. (petit déjeuner usuel : boulgour et sweets, déjeuner : riz, chapatis, curry végétarien et dal ; viande ou oeufs une fois par semaine). Il n'y a pas de problème de surpoids !!!

Ils mangent par terre dans les dortoirs.

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Beaucoup de ces élèves sont de bons sportifs et ont gagné des primes décernées par le Gouvernement du Gujarat aux meilleurs sportifs. Le Principal ouvre un compte à ces élèves où l'argent les attend à la fin de leur scolarité.

Nous avons rencontré un jeune homme qui a sauté 6m en longueur et gagné 5000 roupies (88€). Le Principal est très fier d'eux et souhaite leur faciliter l'entraînement, d'où le souhait de recouvrir une cour en cottastone pour éviter qu'ils se blessent puisque, bien sûr, ils courent pieds-nus.

 

Les classes des levels 8 à 12 doivent avoir au moins 60 élèves pour être ouvertes et ont 1½ poste de professeur par classe. La division supplémentaire n'est possible qu'à partir de 40 à 45 élèves !

Les niveaux inférieurs n'ont qu'un poste par classe. Dans les écoles privées, il n'y a pas cette obligation...

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Le Gouvernement donne 85% du salaire et l'école le reste. Un professeur est payé selon son diplôme et selon son ancienneté. Une moyenne est 20000 rps/mois (350 €). Un professeur récemment retraité enseignant en level 10 touchait 32000 rps/mois (560 €).

Pour comparer, VCC vient d'engager un homme à tout faire pour 3000 rps/mois (53€).

 

L'équipement des classes est vétuste. La salle informatique comporte 20 postes seulement et les ordinateurs ont plus de 10 ans. Il y a un projet de renouvellement complet de la salle informatique (ou de la création d'une nouvelle salle si l'extension de l'établissement pour les niveaux 11 et 12 est réalisée), avec un serveur et 30 postes (pour avoir ½ classe en même temps). Les vieux postes seraient utilisés pour le Primaire.

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Un projet plus ambitieux est la création (ou la rénovation et surélévation) d'un vieux bâtiment pour créer de nouvelles classes pour les niveaux 11 et 12 et, pourquoi pas, y installer la nouvelle salle informatique et garder la vieille pour le primaire.

Les équipements sanitaires des garçons sont corrects selon les standards indiens dans ce type d'établissement. Par contre, les toilettes des filles sont dans un état lamentable.

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L'internat des filles est correct et les sanitaires neufs. Toujours des matelas roulés dans la journée. La nuit il y a de grandes moustiquaires qui abritent 10 filles chacune, dans un des dortoirs de 40 places.

 

Les moustiques sont un gros problème dans tous ces bâtiments, vu la proximité de l'égout à ciel ouvert qui sépare les établissements des semi-slums où vivent les élèves.

 

La scolarité à St Xavier coûte 3000 rps/an (53€); 80 garçons sont boursiers (600 rps/mois, soit 11 €).

Nous ne savons pas si nous pourrons faire quelque chose, mais si Codegaz s'implique dans cet établissement, c'est sûr, nous n'oublierons pas les toilettes des filles !  

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